{"id":1749,"date":"2017-04-16T18:03:24","date_gmt":"2017-04-16T16:03:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rv37.fr\/?page_id=1749"},"modified":"2017-05-13T07:43:25","modified_gmt":"2017-05-13T05:43:25","slug":"des-epicuriens","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.rv37.fr\/?page_id=1749","title":{"rendered":"Des Epicuriens"},"content":{"rendered":"<div style=\"background-repeat: no-repeat;\"><h3>LES CARNETS D\u2019ANDRE HENRI EVOQUENT SYSTEMATIQUEMENT BOISSONS ET REPAS.<\/h3>\n<div id=\"attachment_1754\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1754\" class=\"wp-image-1754\" src=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/img098-300x212.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"283\" srcset=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/img098-300x212.jpg 300w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/img098-768x543.jpg 768w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/img098-150x106.jpg 150w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/img098-400x283.jpg 400w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/img098.jpg 984w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><p id=\"caption-attachment-1754\" class=\"wp-caption-text\">Au bistrot: Bellanger, Boinet, Dagnac et Labouige<\/p><\/div>\n<h4>1\u00b0 \u00ab\u00a0NOUS PRENONS L\u2019APERITIF\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0NOUS\u00a0 NOUS APERITIVONS\u00a0\u00bb SONT DES EXPRESSIONS QUOTIDIENNES ET MEME MULTI QUOTIDIENNES\u00a0!!!<\/h4>\n<p>-L\u2019<strong>ABSINTHE<\/strong> est prise 33 fois\u00a0: \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">Quelle absinthe nous buvons, mes Seigneurs\u00a0!\u00a0<\/span><\/em>\u00bb, \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">J\u2019absorbe avec b\u00e9atitude une excellente absinthe, Christi que c\u2019est bon\u00a0!\u00a0<\/span><\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Mais 61% de ces allusions correspondent aux ann\u00e9es 1889-1897. Elles n\u2019apparaissent plus ensuite que de fa\u00e7on \u00e9pisodique dans les ann\u00e9es qui suivent. Le 4 Ao\u00fbt 1908, notre auteur prend \u00ab\u00a0pour la premi\u00e8re fois depuis 20 mois\u00a0\u00bb cet ap\u00e9ritif \u2026<\/p>\n<p>Surnomm\u00e9e la \u00ab\u00a0f\u00e9e bleue\u00a0\u00bb ou la \u00ab\u00a0f\u00e9e verte\u00a0\u00bb, la p\u00e9riode de 1880 \u00e0 1914 a vu l\u2019explosion de sa production\u00a0: 700.000 litres en 1874, 36 MILLIONS DE LITRES en 1910, et son prix s\u2019est effondr\u00e9 \u2026<\/p>\n<p>Elle fut accus\u00e9e de provoquer de graves intoxications par le m\u00e9thanol qu\u2019elle contient (Emile ZOLA en 1877 dans\u00a0\u00ab\u00a0 l\u2019Assommoir\u00a0\u00bb), elle a probablement provoqu\u00e9 la folie dont celle d\u2019artistes (VAN GOGH, TOULOUSE-LAUTREC \u2026). D\u00e8s 1875, les Ligues Antialcooliques (group\u00e9es autour de Louis PASTEUR et de Claude BERNARD), les Syndicats, l\u2019Eglise catholique, les m\u00e9decins hygi\u00e9nistes, la presse \u2026) se mobilisent contre \u00ab\u00a0l\u2019absinthe qui rend fou\u00a0\u00bb. E n 1906, la Ligue nationale fran\u00e7aise antialcoolique recueille 400.000 signatures dans une p\u00e9tition. En 1907, une vaste manifestation a lieu \u00e0 Paris rassemblant les Ligues antialcooliques ET les Viticulteurs avec pour mot d\u2019ordre\u00a0: \u00ab\u00a0Tous pour le vin, contre l\u2019absinthe\u00a0\u00bb. En 1908, le groupe antialcoolique constitu\u00e9 au S\u00e9nat veut faire voter l\u2019interdiction de l\u2019absinthe En France, l\u2019interdiction de l\u2019absinthe est prononc\u00e9e le 16 Mars 1915. D\u00e8s 1907, Jules F\u00e9lix PERNOD se reconvertit dans la marque \u00ab\u00a0ANIS PERNOD\u00a0\u00bb. En 2011, l\u2019absinthe est de nouveau autoris\u00e9e comme (spiritueux aromatis\u00e9 \u00e0 la plante d\u2019absinthe\u00a0\u00bb avec un taux de m\u00e9thanol (fenchone, pinocamphone) \u00e0 ne pas d\u00e9passer. ANDRE Henri et ses amis ont-ils \u00e9t\u00e9 sensibles aux campagnes de sant\u00e9 publique pour finir par d\u00e9laisser cet ap\u00e9ritif \u00ab\u00a0populo\u00a0\u00bb et mortif\u00e8re au profit d\u2019autres, dont le PERNOD\u00a0?<\/p>\n<p>-Le <strong>PERNOD<\/strong> n\u2019intervient que 13 FOIS. La 1\u00b0 mention date du 14 Ao\u00fbt 1896, mais 61% des citations concernent seulement la p\u00e9riode 1896-1898. Le reste se partage entre les ann\u00e9es 1900 et 1906. Nos amis sont heureux de \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">se doucher l\u2019\u0153sophage avec un Pernod exquis\u00a0<\/span><\/em>\u00bb, de d\u00e9nicher \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">un vieux fond de Pernod pour Auguste et Gondolo\u00a0<\/span><\/em>\u00bb, de \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>trouver une bouteille de Pernod \u00e0 la quelle nous donnons un solide assaut\u00a0<\/em><\/span>\u00bb et ANDRE Henri s\u2019extasie d\u2019en avoir trouv\u00e9 dans \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>toutes les r\u00e9gions travers\u00e9es, en Belgique, en Allemagne, dans les plus petits trous jusqu\u2019au lac de Gaube\u00a0au milieu des neiges \u00e9ternelles. Apr\u00e8s tout faut-il s\u2019en plaindre\u00a0?<\/em><\/span>\u00a0\u00bb\u00a0;<\/p>\n<p>-Le <strong>VERMOUTH<\/strong> est un l\u00e9ger concurrent au Pernod\u00a0: il est cit\u00e9 16 fois durant ces 20 ann\u00e9es.<\/p>\n<p>-Par contre <strong>LA BIERE<\/strong>. Pendant son Service Militaire Obligatoire de 1890 \u00e0 1893, notre soldat est d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de ne pas trouver de vin et d\u2019\u00eatre r\u00e9duit \u00e0 boire de \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>la bi\u00e8re plate qui alourdit le cerveau et les jambes<\/em><\/span>\u00a0\u00bb. Mais il fait de mauvaise fortune bon c\u0153ur, et se met \u00e0 la bi\u00e8re\u00a0!!! Et notre \u00e9quipe de cyclistes l\u2019engloutit <strong>75 FOIS\u00a0<\/strong>!!! sous le nom de \u00ab\u00a0chopes\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0pintes\u00a0\u00bb, de bocks\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0canettes\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0verres\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0bouteilles\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0pots d\u2019\u00e9tain\u00a0\u00bb (Allemagne), de \u00ab\u00a0demis\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0d\u2019ale\u00a0\u00bb (Guernesey). C\u2019est LA boisson la plus courante d\u2019ANDRE Henri et de sa bande d\u2019amis (\u00e0 l\u2019exception du \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>fam\u00e9lique<\/em><\/span>\u00a0\u00bb Rehu). Cependant les ann\u00e9es 1896, 1897, 1904, 1905 et 1907 paraissent \u00ab\u00a0s\u00e8ches\u00a0\u00bb\u00a0: c\u2019est que d\u2019autres boissons remplacent ces ap\u00e9ritifs\u00a0;<\/p>\n<p>-Le <strong>VIN<\/strong> est une boisson appr\u00e9ci\u00e9e et pas seulement au repas\u00a0!!! Le VIN BLANC est favori\u00a0\u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">Et quel vin\u00a0! Un petit vin clair, parfum\u00e9, sentant la pierre \u00e0 fusil, savoureux ainsi qu\u2019un baiser de vierge\u00a0! Il faisait chaud, et assoiff\u00e9s par l\u2019\u00e9tape nous buvions comme des trous sans nous apercevoir que nous nous grisions, tant et si bien qu\u2019apr\u00e8s le caf\u00e9 et la goutte de vieux marc, nous \u00e9prouv\u00e2mes de s\u00e9rieuses difficult\u00e9s pour nous remettre en route \u00e9tant abominablement ivres\u00a0<\/span><\/em>\u00bb. Nous comptons 38 mentions de verres, de bouteilles achet\u00e9es ou emport\u00e9es de la maison (31 mentions), de fioles (3), dont du Montbazillac (chez NICOL au d\u00e9part de La TURBALLE, de champagne pour l\u2019anniversaire d\u2019Andr\u00e9le 14 Juillet pour seulement un litre de vin rouge Bordeaux rouges, 1 Bourgueil et 1 Moulin \u00e0 Vent, 4 vins gris, 1 ros\u00e9 et 14 mentions de \u00ab\u00a0vin\u00a0\u00bb sans pr\u00e9cision soit 60 MENTIONS DE VIN\u00a0!!!<\/p>\n<p>&#8211;<strong>D\u2019AUTRES BREUVAGES<\/strong> sont cit\u00e9s. Le th\u00e9 \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>excellente boisson\u00a0<\/em><\/span>\u00bb appara\u00eet le 13 Juin 1893 et est cit\u00e9 16 fois, le cidre 15\u00a0fois en bol\u00e9es ou en litres (surtout en Normandie et en Bretagne), le rhum 7 fois, le lait 8 fois, la limonade 10 fois et une fois la grenadine au kirch, le bitter, le Picon, le Noilly Prat, le Calvados, le Birrh, la menthe \u00e0 l\u2019eau, le Scotch, le Cointreau et le vieux Marc. L\u2019eau de m\u00e9lisse, l\u2019eau de Seltz, l\u2019eau de Vichy vient calmer les \u00ab\u00a0maux de t\u00eate\u00a0\u00bb dus aux exc\u00e8s de boissons alcoolis\u00e9es\u00a0!<\/p>\n<p>Cette \u00ab\u00a0soif\u00a0\u00bb est \u00e0 mettre en relation avec la convivialit\u00e9 de nos cyclistes, mais aussi \u00e0 la m\u00e9t\u00e9orologie (pluie, orages, froid, vent) qui fait entrer dans un caf\u00e9, un bar (dans le Midi), un estaminet ou un \u00ab\u00a0caboulot\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h4>2\u00b0 LES REPAS \u00a0DU DEJEUNER ET DU DINER SONT D\u2019AUTRES MOMENTS DE CONVIVIALITE.<\/h4>\n<h5>LES PETITS DEJEUNERS<\/h5>\n<div id=\"attachment_1882\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1882\" class=\"wp-image-1882\" src=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/renard-136x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"661\" srcset=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/renard-136x300.jpeg 136w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/renard-768x1691.jpeg 768w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/renard-465x1024.jpeg 465w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/renard-68x150.jpeg 68w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/renard-400x881.jpeg 400w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/renard.jpeg 1117w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-1882\" class=\"wp-caption-text\">1893: menu &#8220;casse-croute&#8221; type.<\/p><\/div>\n<p>Henri et ses amis, \u00e0 l\u2019exception de GONDOLO toujours en retard aux rendez vous, se l\u00e8vent t\u00f4t, entre 4\u00a0H et 7\u00a0H en moyenne, avec deux records\u00a0: 2\u00a0H\u00a045 le 11 Ao\u00fbt 1895 et 1 H05 (\u00a0!) le 4 Ao\u00fbt 1895. Le petit d\u00e9jeuner n\u2019est pas leur fort (33 mentions en 20 ans\u00a0!) et tr\u00e8s souvent les kilom\u00e8tres aval\u00e9s provoquent des \u00ab\u00a0fringales.<\/p>\n<p>-Avant de partir, le LAIT en tasse, en bol, en verre compte 9 fois. En 1899, Julius fonde \u00ab\u00a0la Soci\u00e9t\u00e9 anonyme des Boissons Hygi\u00e9niques\u00a0\u00bb devenant en 1902 la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 laiti\u00e8re MAGGI\u00a0\u00bb. Il distribue dans ses magasins, en particulier \u00e0 Paris (850 en 1912), 21.000 Litres de lait en 1903 et plus d\u2019un Million de litres de lait en 1912. Ces magasins seront attaqu\u00e9s \u00e0 Paris en Ao\u00fbt 1914 car selon la rumeur c\u2019est une soci\u00e9t\u00e9 allemande qui \u00ab\u00a0vend du lait empoisonn\u00e9\u00a0\u00bb, ce qui est faux. C\u2019est sans doute dans un de ces magasins qu\u2019Henri s\u2019approvisionne en lait frais. Celui-ci peut <em>\u00eatre additionn\u00e9 de caf\u00e9<\/em> (19 Avril 1897, 29 Juin 1899, 2 Ao\u00fbt 1902, 5 Ao\u00fbt 1902, 29 Juin 1903) <em>ou de chocolat<\/em> (10 Juillet 1897, 31 Mai 1909), tandis que <em>le th\u00e9<\/em> appara\u00eet 4 fois. <em>Le \u00ab\u00a0solide<\/em>\u00a0\u00bb privil\u00e9gie les \u00ab\u00a0viandes froides (\u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">tranche de jambon exquis<\/span><\/em>, 30 Mai 1894, 10 Juin 1899\u00a0; \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">un jambonneau<\/span><\/em>\u00a0\u00bb, 15 Avril 1906\u00a0; quelques tranches de b\u0153uf froid, 14 Avril 1895\u00a0; \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">une tranche de veau froid\u00a0<\/span><\/em>\u00bb, 8 Juin 1895\u00a0; ce sont ensuite \u00ab\u00a0les \u0153ufs\u00a0: des\u00a0\u00bb\u0153ufs dans le bouillon, 18 Juillet 1893, 12 Mai 1895, 8 Juin 1895, 21 Ao\u00fbt 1899. Des \u0153ufs durs, 5 Ao\u00fbt 1902, 9Ao\u00fbt 1905 et deux\u00a0\u00bb\u0153ufs \u00e0 la coque\u00a0\u00bb, 14 Mai 1910. Une seule fois, \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">deux sandwichs<\/span><\/em>\u00a0\u00bb sont signal\u00e9s, 14 Ao\u00fbt 1909. Par ailleurs notre auteur note \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">plusieurs verres de vin\u00a0blanc gomm\u00e9 \u00e0 l\u2019eau de Seltz pour combattre une vive gueule de bois<\/span> <\/em>(19 Avril 1897) et la prise d\u2019un \u00ab\u00a0Antipyrine<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et d\u2019un ap\u00e9ritif pour dissiper un terrible mal aux cheveux\u00a0\u00bb, (7 Juin 1899)\u2026<\/p>\n<p>-D\u2019o\u00f9 des <em>\u00abFRINGALES\u00a0\u00bb<\/em> et des arr\u00eats fr\u00e9quents le matin avec les kilom\u00e8tres parcourus. Nos amis passent leurs arr\u00eats \u00e0 <em>\u00ab\u00a0FROMAGER\u00a0\u00bb\u00a0: 41 fois<\/em> ce mot divin de fromage est mentionn\u00e9\u00a0! C\u2019est \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">un excellent Brie\u00a0<\/span><\/em>\u00bb (6 Juin 1908), une \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">notable partie de Pont l\u2019Ev\u00eaque<\/span><\/em>\u00a0\u00bb (10 Juillet 1910), qualifi\u00e9 de \u00ab\u00a0d\u00e9licieux (10 Avril 1903)\u00a0; ce fromage est accompagn\u00e9 de <em>\u00ab\u00a0pain\u00a0\u00bb<\/em> (22 mentions), de <em>beurre<\/em> \u00ab\u00a0exquis (6 fois, qualifi\u00e9 \u00ab\u00a0d\u2019exquis\u00a0\u00bb (26 Juillet 1910), de \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\">brioches et autres goinfreries\u00a0<\/span>\u00bb (croissants, pains au chocolat 5fois, de \u00ab\u00a0gaufres (une fois). La <em>charcuterie <\/em>fait partie des festins\u00a0: \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">Nous saucissonnons\u00a0<\/span><\/em>\u00bb\u00a0: saucissons, rillettes, langue de b\u0153uf, \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">tranches\u2026quelques d\u00e9cim\u00e8tres de saucissons, ou une demi livre bien tass\u00e9e de saucisses. Exquises ces saucisses\u00a0!\u00a0<\/span><\/em>\u00bb (3 Juillet 1903), \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">de l\u2019andouille sal\u00e9e, du lard\u00a0<\/span><\/em>\u00bb tandis que les \u0153ufs (frais, sur le plat, \u00e0 la coque) sont cit\u00e9s 21 fois. Restent <em>les bonbons<\/em> \u00ab\u00a0exquis mais sal\u00e9s\u00a0: 8 sous\u00a0\u00bb, <em>les biscuits<\/em> (8 fois), les <em>\u00ab\u00a0petites fraises<\/em> d\u00e9licieuses, les <em>cerises<\/em> (22 Mai 1895 et 23 Juin 1901) les <em>framboises<\/em> \u00ab\u00a0exquises mais sal\u00e9es 2 F\u00a0\u00bb, les <em>sardines<\/em> et enfin les <em>sandwichs<\/em> (10 Juillet 1897, 20 Mai 1899, 21 Ao\u00fbt 1901) et 3 Juin 1905). Nous sommes des \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">ogres\u00a0<\/span><\/em>\u00bb, \u00ab\u00a0 <span style=\"color: #008000;\"><em>nous d\u00e9vorons<\/em><\/span>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">nous engloutissons rageusement<\/span><\/em>\u00a0\u00bb affirme ANDRE Henri\u00a0.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cr\u00e9\u00e9 en 1883, ou ph\u00e9nazone par LUDWIG KNORR, qui est un analg\u00e9sique, d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 par l\u2019Aspirine de BAYER \u00e0 partir de sa mise au point en 1899.<\/p>\n<h5>Les DEJEUNERS<\/h5>\n<p>Ils sont pris <em>45 fois dans des HOTELS<\/em> dont 2 seulement figurent dans l\u2019Annuaire du TCF.<\/p>\n<p>A Etampes, l\u2019H\u00f4tel du Bois de Vincennes (18 Juin 1893)\u00a0;\u00a0 l\u2019H\u00f4tel du Sauvage \u00e0 Rozoi (25 Juin 1893)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de l\u2019Ep\u00e9e \u00e0 la Fert\u00e9 sous Jouarre (16 Juillet 1893)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de la Gare Dieu et l\u2019H\u00f4tel du Grand Cerf \u00e0 Conflans (31 D\u00e9cembre 1893)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Grand CERF \u00e0 HENDAYE ( 28 Mai 1894) comme le 30 Mai 1894 indiqu\u00e9 par le TCF\u00a0; l\u2019H\u00f4tel Bellevue au Petit Andelys indiqu\u00e9 par le TCF (9 Juin 1894)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Cheval Blanc \u00e0 Melun (6 Avril 1896)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de Saint R\u00e9my \u00e0 Dampierre (9 Ao\u00fbt 1896)\u00a0; l\u2019 H\u00f4tel de la Boule d\u2019Or \u00e0 Orl\u00e9ans indiqu\u00e9 par l\u2019Annuaire du TCF (15 Ao\u00fbt 1896)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de la Paix \u00e0 Saumur (17 Ao\u00fbt 1896)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel des Voyageurs \u00e0 Ancenis (18 Ao\u00fbt 1896\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Grand Cerf \u00e0 Saint Ouen l\u2019Aum\u00f4ne (6 Juin 1897)\u00a0; un H\u00f4tel en Avignon (2 Juillet 1897)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel des N\u00e9gociants \u00e0 Fr\u00e9jus (7 Juillet 1897)\u00a0; un H\u00f4tel pr\u00e8s de Toulon (10 Juillet 1897)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de l\u2019Escargot \u00e0 Joigny (10 Avril 1898)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de l\u2019Assurance \u00e0 Brienon (11 Avril 1898)\u00a0; un H\u00f4tel de Longemer (20 Ao\u00fbt 1898)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de France \u00e0 Vannes (8 Juin 1900)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de France \u00e0 Evreux (8 Juin 1900)\u00a0; un H\u00f4tel \u00e0 Jersey (12 Juin 1900)\u00a0; un H\u00f4tel du Mont Saint Michel (15 Juin 1900)\u00a0; un H\u00f4tel \u00e0 Machecoul (30 Juin 1900)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de France \u00e0 Pornic (1\u00b0 Juillet 1900)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel Beau Rivage \u00e0 S\u00e9vrier (2 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; un H\u00f4tel \u00e0 la Mure (4 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Mont Blanc \u00e0 Chamonix (13 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de Moutiers (12 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; un H\u00f4tel \u00e0 D\u00f4le (16 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de Sainte Colombe (13 Avril 1903)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de la Gare \u00e0 Forges les Bains (5 Juin 1904)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Rivage \u00e0 Limours (5 Juillet 1904)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Grand Saint Michel \u00e0 Chambord (2 Avril 1905)\u00a0; un H\u00f4tel alpin (9 Ao\u00fbt 1905)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel des Trois Marchands \u00e0 Saint Fiacre (14 Juillet 1905)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de la Gerbe de Bl\u00e9 \u00e0 Blain (15 Juillet 1906)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Grand Cerf \u00e0 Blain (15 Juillet 1906)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du Grand Cerf aux Clayes (9 Mai 1907)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel du \u00ab\u00a0machin [\u00a0!] d\u2019Or \u00e0 Amboise (8 Ao\u00fbt 1907)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel Ballementeur de Lacelle (4 Ao\u00fbt 908)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de la Promenade au Blanc (6 Ao\u00fbt 1908)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de la Terrasse \u00e0 Bagnoles (15 Juillet 1909)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel de Moret (28 Mars 1910)\u00a0; l\u2019H\u00f4tel Lecadre (26 Juillet 1910).<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas ici question de d\u00e9tailler le cadre, les plats, les boissons et le service de chaque exp\u00e9rience. Retenons simplement que les avis sont tr\u00e8s \u00e9logieux pour 20 h\u00f4tels, 10 sont class\u00e9s assez bien et 8 sont not\u00e9s \u00ab\u00a0horribles\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00e9c\u0153urants \u00bb ou \u00ab\u00a0trop chers\u00a0\u00bb, les autres ne sont pas \u00e9voqu\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Les d\u00e9jeuners sont pris en majorit\u00e9, 91 fois, dans des RESTAURANTS, brasseries, CAFES, bistros, \u00ab\u00a0caboulots\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>: 4 fois en 1893, 9 en 1895, 11 en 1897, 10 en 1900, 6 en 901, 7 en 1902, 11 en 1903, 11 en 1904, 6 en 1906, 8 en 1909 et 2 en 1910. Sont consid\u00e9r\u00e9s comme tr\u00e8s satisfaisants 65 d\u2019entre eux (les 2\/3),\u00a0 18 assez satisfaisants et 10 trop chers, \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">\u00e0 viande racornie comme des godillots d\u2019Alpin\u00a0<\/span><\/em>\u00bb, \u00e0 service trop lent.<\/p>\n<p><em>Par deux fois, ils pr\u00e9parent eux-m\u00eames leur repas chez \u2026 des PAYSANS\u00a0!<\/em><\/p>\n<p>22 Juillet 1893=<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">J\u2019arrive \u00e0 Reffroy vers midi. Il y a deux auberges. Dans l\u2019une comme dans l\u2019autre on me refuse \u00e0 d\u00e9jeuner. Je suis tr\u00e8s perplexe car j\u2019ai tr\u00e8s faim et dans les autres villages distants de 3 \u00e0 4 Kilom\u00e8tres, il est probable que je rencontrerai m\u00eame insucc\u00e8s.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em><span style=\"color: #008000;\">Je ne savais donc que faire, lorsque j\u2019accoste un paysan auquel je raconte mon infortune. Il s\u2019indigne du peu de complaisance des soit disant aubergistes et me propose de me faire faire une omelette par sa m\u00e8re. Nous allons ensemble chez elle, une vieille brave femme toute heureuse de rendre service et elle me confectionne une omelette au lard gigantesque flanqu\u00e9e d\u2019une salade \u00e9norme. J\u2019engloutis le tout avec quelques bouteilles de vin de pays exquis.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em><span style=\"color: #008000;\">Pendant que je mange, l\u2019obligeant paysan revient avec un de ses amis. Nous buvons ensemble, puis le caf\u00e9 d\u00e9gust\u00e9, ce dernier nous emm\u00e8ne chez lui et nous voil\u00e0 go\u00fbtant les vins de l\u2019endroit de diff\u00e9rentes ann\u00e9es, si bien que lorsque je repars \u00e0 3 H \u00bc mon \u00e9quilibre devenait fort al\u00e9atoire.\u00a0<\/span><\/em>\u00bb<\/p>\n<p>30 Mai 1899= A ROSCOFF\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">Il nous m\u00e8ne \u00e0 un bistro dont l\u2019apparence mis\u00e9rable nous fait reculer. Nous lui demandons s\u2019il n\u2019y a pas autre chose et \u00e0 l\u2019autre bout du village il nous en pr\u00e9sente un second encore plus ignoble. Il n\u2019y a que cela et il faut nous en contenter. Je demande au Guide ce qu\u2019il veut boire car le malheureux est en nage. Il engloutit un \u00e9norme verre de goutte sans sourciller. La femme qui est l\u00e0 ne sait pas un mot de fran\u00e7ais et notre guide doit nous servir d\u2019interpr\u00e8te. Il n\u2019y a pas de poisson, pas de viande, pas de l\u00e9gumes, juste des \u0153ufs, du lard et des sardines \u00e0 l\u2019huile. Nous lui faisons dire de nous faire une omelette. Connais pas\u00a0! enfin \u00e0 la guerre comme \u00e0 la guerre\u00a0: nous ferons notre omelette nous-m\u00eames. Nous examinons le lard, il est cru. C\u00e0 va bien, nous pourrons d\u00e9jeuner.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em><span style=\"color: #008000;\">Mais l\u2019heure s\u2019avance et nous regagnons notre somptueux \u00ab\u00a0restaurant\u00a0\u00bb \u2026 N\u2019essayant m\u00eame pas de nous faire comprendre de notre h\u00f4tesse, nous nous servons nous-m\u00eames\u00a0; je pr\u00e9pare l\u2019absinthe, casse les \u0153ufs, pendant que Jeanne nettoie une sorte de plat \u2013 il n\u2019y a pas de po\u00eale &#8211; . Pendant notre absence, on a fait cuire le lard\u00a0! Quelle guigne\u00a0! Enfin cela marchera. Fr\u00e9di met le couvert et la femme nous regarde ahurie. J\u2019allume le feu et ne trouve comme combustible que des ajoncs et de la bouse de vache dess\u00e9ch\u00e9e. J\u2019ai remarqu\u00e9 en effet des champs d\u2019ajoncs et des bouses de vaches, semblables \u00e0 des pains de munitions, s\u00e9chant sur le fait des murs. Enfin, tant bien que mal, nous d\u00e9jeunons. Heureusement le vin, comme d\u2019ailleurs en Bretagne, est bon. Notre repas fini, nous passons dans une chambre voisine o\u00f9 la femme pr\u00e9pare le d\u00e9jeuner. Dans une jatte en terre se trouve une sorte de p\u00e2te d\u2019un gris suspect. Une petite fille en met une grande cuill\u00e8re dans un plat de fonte pr\u00e9alablement frott\u00e9 avec une couenne de lard et en fait une sorte de cr\u00eape \u00e9norme qu\u2019elle coupe en quatre pour pouvoir la retourner. Je go\u00fbte de cela et manque de rendre l\u2019\u00e2me et mon omelette. C\u2019est p\u00e2teux, fade, horrible. Avec ces cr\u00eapes de sarrasin, elles mangent un pain gluant et noir, mais deux fois plus noir que du pain d\u2019\u00e9pices, sur lequel elles \u00e9tendent un peu de beurre sal\u00e9e. Voila leur seule nourriture\u00a0! C\u2019est inou\u00ef et j\u2019en emporte un \u00e9chantillon. Cependant des cris partant d\u2019une pi\u00e8ce attenante \u00e0 celle o\u00f9 nous nous trouvons nous arrachent \u00e0 cette \u00e9tude de m\u0153urs. Nous entrons et voyons une \u00e9norme truie et huit petits cochons qui la sucent de toute part.\u00a0<\/span><\/em>\u00bb<\/p>\n<div id=\"attachment_1888\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1888\" class=\"wp-image-1888\" src=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-17-300x288.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"384\" srcset=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-17-300x288.jpg 300w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-17-150x144.jpg 150w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-17-400x384.jpg 400w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-17.jpg 641w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><p id=\"caption-attachment-1888\" class=\"wp-caption-text\">Un repas chez Bournouveau<\/p><\/div>\n<p><em>7 fois, ils \u00a0prennent leur d\u00e9jeuner chez des AMIS\u00a0:<\/em> le 11 Juillet 1899 chez Bournouveau : \u00ab<em><span style=\"color: #008000;\">Nous d\u00e9jeunons chez Bournouveau et faisons un sort \u00e0 certaine t\u00eate de veau et \u00e0 son Bordeaux. Une rafle de fraises dans son jardin compl\u00e8te le dessert<\/span> <\/em>\u00bb, chez \u00ab\u00a0le Capitaine\u00a0\u00bb le 9 Septembre 1907 \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">Nous d\u00e9jeunons chez le Capitaine, \u00e0 Castel Marin et cette cordiale r\u00e9union se prolonge jusqu\u2019\u00e0 3 H. Il fait une chaleur effrayante et le reste de l\u2019apr\u00e8s midi se passe \u00e0 chercher la fraicheur sur les bancs de la place\u00a0<\/span><\/em>\u00bb, de nouveau chez le P\u00e8re Naud le 12 Septembre 1908 (\u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">D\u00e9jeuner parfait, gr\u00e2ce \u00e0 Naud qui l\u2019a amen\u00e9 avec sa voiture.<\/span><\/em>\u00a0\u00bb,chez Nicol le 15 Septembre 1907 \u00ab<em><span style=\"color: #008000;\">Nicol a fait porter tout ce qu\u2019il faut pour la confection d\u2019une soupe aux poissons &amp; d\u2019une godaille qu\u2019il se met en devoir de pr\u00e9parer. Pendant ce temps le Capitaine, Melle Lebeau, Boinet prennent \u00e0 compte en confectionnant avec des pommes de terre et du lait caill\u00e9 une ignoble mixture aigrelette que je ne puis avaler &amp; qu\u2019ils engouffrent avidement<\/span><\/em>.\u00a0\u00bb, \u00a0\u00e0 La Turballe (24 Mai 1908), le 12 Septembre 1909, le 3 Avril 1910\u00a0\u00ab <em><span style=\"color: #008000;\">\u00e0 Verri\u00e8res nous allons d\u00e9nicher Lefrancq chez lui &amp; le d\u00e9cidons \u00e0 venir d\u00e9jeuner avec nous chez Beaulard le 3 Avril 1910. Une visite chez celui-ci nous fait constater l\u2019absence de viande &amp; nous poussons jusqu\u2019\u00e0 Bievres acheter une forte entrec\u00f4te.<\/span><\/em>\u00a0\u00bb), et chez Mme Gondolo le 12 Juillet 1910 (\u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #008000;\">J\u2019ai une faim de tigre et Madame Gondolo a eu la d\u00e9licatesse de pr\u00e9parer des mets qu\u2019elle sait de mon go\u00fbt. Aussi les tripes venues de Caen m\u00eame, le boudin de campagne, le canard et le b\u0153uf \u00e0 la mode les pommes frites, tout cela arros\u00e9 d\u2019un cidre mousseux dispara\u00eet-il comme par enchantement\u00a0<\/span><\/em>\u00bb).<\/p>\n<p><em><strong>LES DINERS<\/strong> sont cit\u00e9s 83 fois, dont 34 \u00e0 des tables d\u2019H\u00f4tels<\/em> dont un seul figurerait dans l\u2019Annuaire du TCF, <em>et 7 sont des restaurants ou des brasseries<\/em>\u00a0: la nature des autres n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9e \u00e0 l\u2019exception des repas chez les amis de LA TURBALLE. Notons que les ann\u00e9es allant de 1889 \u00e0 1892 ne pr\u00e9sentent aucune mention.<\/p>\n<h4>DES HOTELS\u00a0<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_1883\" style=\"width: 360px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1883\" class=\"wp-image-1883\" src=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/rosaire-278x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"378\" srcset=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/rosaire-278x300.jpeg 278w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/rosaire-768x828.jpeg 768w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/rosaire-949x1024.jpeg 949w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/rosaire-139x150.jpeg 139w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/rosaire-400x432.jpeg 400w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/rosaire.jpeg 1473w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><p id=\"caption-attachment-1883\" class=\"wp-caption-text\">Juin 1894: Lourdes<\/p><\/div>\n<p>\u00ab<span style=\"color: #008000;\"><em>Nous rentrons diner. Repas excellent, servi par la fille de la maison, une petite brune \u00e0 l\u2019air intelligent. Au dessert appara\u00eet une vieille bouteille \u00e0 bouchon qui reparait d\u2019ailleurs \u00e0 chaque repas. Apr\u00e8s r\u00e9flexion nous lui faisons un sort. Nous prenons le caf\u00e9 dehors\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (3 Juin 1894)\u00a0; \u00ab<span style=\"color: #008000;\"><em>LA RIVIERE THIBOUVILLE\u00a0: Bonne ch\u00e8re \u00e0 l\u2019hotel de Paris, mais Schaunard est navr\u00e9 de ne pouvoir prendre de chacun des 4 plats inscrits sur le menu. Nous terminons ce dernier repas par une vieille bouteille de Villandrie. Je suis furieux de n\u2019avoir pu manger de cassoulet\u00a0: cela me rappelle les pieds de cochon de Ste Menehould, mais il faut aller jusqu\u2019\u00e0 Castelnaudary pour en avoir et je trouve que c\u2019est un peu loin.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (8 Juin 1895)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Nous descendons \u00e0 l\u2019h\u00f4tel du Gd Courrier et du Bois de Vincennes\u2026 On dine \u2013 bien \u2013 et avec voracit\u00e9, et \u2013 gav\u00e9s \u2013 nous nous mettons \u00e0 la recherche d\u2019un caf\u00e9 que Gondolo dit conna\u00eetre.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (14 Ao\u00fbt 1896)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>A 6 H 55 nous entrons dans Angers et mes d\u00e9buts dans cette ville ne sont pas heureux\u2026Je demande l\u2019h\u00f4tel du P\u00e9lican, c\u2019est au bout de la ville et cela soul\u00e8ve d\u00e9j\u00e0 quelques protestations. Apr\u00e8s avoir aval\u00e9 pas mal de pav\u00e9s, nous arrivons \u00e0 cet h\u00f4tel dont l\u2019aspect n\u2019a pas l\u2019air des plus cossus. C\u2019est le tour de Gondolo de faire la t\u00eate et de protester. Il me faut essuyer des reproches sanglants. Mais sapristi, pouvais-je savoir le luxe de cet h\u00f4tel\u00a0? L\u2019annuaire ne porte que celui l\u00e0 et un autre dont les prix sont tr\u00e8s exag\u00e9r\u00e9s. Qu\u2019il est difficile de contenter tout le monde. Les chambres ne sont pas en effet tr\u00e8s luxueuses, de m\u00eame que la salle \u00e0 manger dans laquelle flotte une vague odeur d\u2019\u00e9curie. Cependant nous ne dinons pas mal.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (17 Ao\u00fbt 1896)\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>NANTES\u00a0:\u00a0L\u2019h\u00f4tesse nous dit donc qu\u2019il n\u2019y a plus qu\u2019\u00e0 aller \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de France o\u00f9 nous trouvons, ajoute-t-elle, surement de la place. Reprenant nos machines, nous voila repartis jusqu\u2019\u00e0 la place du th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 s\u00e9vit le dit h\u00f4tel. Nos machines en lieu sur, ne prenant m\u00eame pas la peine de nous laver les mains tellement il fait faim, nous demandons la salle \u00e0 manger. Nous voila install\u00e9s dans un salon luxueux o\u00f9 un gar\u00e7on nous pr\u00e9sente une carte. Nous prenons\u00a0: un potage, une omelette, une tranche de jambon, du poulet, de la salade, une p\u00eache. A la fin du repas, sans que je ne l\u2019ai demand\u00e9e, le gar\u00e7on apporte l\u2019addition\u00a0: 31 F 60\u00a0! L\u2019omelette est tarif\u00e9e 4 F, le poulet 7, la salade 2, la p\u00e8che 3 F 75 \u2013 quinze sous pi\u00e8ce, en cette saison\u00a0! Je proteste, ne paye pas et vais trouver l\u2019h\u00f4tesse au bureau, mais toutes mes observations, celles de Boinet sont inutiles. Le prix de la table d\u2019h\u00f4te est de 4 F mais nous sommes arriv\u00e9s trop tard. N\u2019est-ce pas enrageant\u00a0?\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (18 Ao\u00fbt 1896); \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>TARASCON\u00a0: Nous allons diner au grand h\u00f4tel de la Poste o\u00f9 nous trouvons bonne ch\u00e8re et h\u00f4tes aimables.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (4 Juillet 1897)\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>MARSEILLE\u00a0:\u00a0Nous d\u00e9cidons de ne pas diner \u00e0 l\u2019H\u00f4tel mais d\u2019aller au Grill Room, un restaurant que L\u00e9o connait. Pendant que L\u00e9o et Fr\u00e9di se gavent de beefsteaks aux pommes, je me d\u00e9lecte d\u2019une soupe aux poissons &amp; d\u2019une bouillabaisse exquise &amp; copieuse. Elle est bien entendu assaisonn\u00e9e de safran et je m\u2019aper\u00e7ois que j\u2019aime beaucoup cela. Apr\u00e8s le caf\u00e9, nous allons faire un tour sur le port.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (5 Juillet 1897)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Nous avons faim &amp; soif, ce demi bain nous a d\u00e9licieusement repos\u00e9s et rafraichis, nos regards, au lieu de s\u2019exasp\u00e9rer sur des gueules d\u2019anglais plus ou moins ignobles, jouissent de ce superbe panorama s\u2019engouffrant peu \u00e0 peu dans la nuit, vrai, nous sommes heureux\u00a0! L\u2019omelette \u00e0 l\u2019huile ou au beurre\u00a0? demande l\u2019h\u00f4te. Puis c\u2019est le lapin, exquis, dont nous ne laissons que de vagues vestiges\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (7 Juillet 1897)\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>BORDIGHERA (Italie)\u00a0:\u00a0Nous dinons \u2013 pas mal ma foi \u2013 vidons quelques uns de ces jolis fiascos recouvertes de paille qui ici remplacent nos litrons, puis apr\u00e8s un caf\u00e9 et un bock, gagnons nos chambres\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (9 Juillet 1897);\u00a0\u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Nous demandons la salle \u00e0 manger. Notre peu aimable h\u00f4teli\u00e8re nous indique une chambre tr\u00e8s sombre que deux lumignons \u00e9clairent difficilement\u2026. Dans notre joie, nous offrons un verre au patron, un brave homme qui nous promet de nous faire gouter ce soir du marc 1893\u2026 Vers 7 H \u00bd nous revenons \u00e0 l\u2019h\u00f4tel. Le diner est parfait et nous l\u2019arrosons de deux vieilles bouteilles. Nous retournons ensuite prendre le caf\u00e9 o\u00f9 nous avons pris l\u2019absinthe. Mon estomac commence \u00e0 protester et je ne puis appr\u00e9cier comme il convient le fameux marc 1893.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (10 Avril 1898)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Apr\u00e8s un tour dans la ville, nous revenons au caf\u00e9, puis allons ensuite diner. Menu exquis \u2013 de b\u00e9cassines \u2013 mais h\u00e9las, mon estomac, absolument d\u00e9traqu\u00e9, se refuse \u00e0 l\u2019appr\u00e9cier et c\u2019est \u00e0 peine si je peux finir mon verre d\u2019excellent vin St [Epineul]. Avec cela j\u2019ai mal \u00e0 la t\u00eate et je dois me payer de [l\u2019antipyrine] et des pastilles de Vichy. Guigne\u00a0! Nous restons au caf\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 10 H \u00bd puis nous mettons \u00e0 la recherche de la gare.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (11 Avril 1898)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>BRAS\u00a0: Nous dinons au Coq Hardi\u00a0; menu toujours tr\u00e8s bon. Comme je regrette de n\u2019y pas voir d\u2019\u00e9crevisses, le gar\u00e7on m\u2019en apporte aimablement.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (3 Juillet 1898)\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>NANCY\u00a0:\u00a0A c\u00f4t\u00e9 de nous, deux consommateurs se font servir des plats fort app\u00e9tissants. Nous demandons \u00e0 la gente servante qui nous sort ce que c\u2019est, mais elle ne parle pas un mot de fran\u00e7ais et ne peut que nous apporter une carte libell\u00e9e en allemand ce qui ne nous en apprend pas davantage. C\u2019est extr\u00eamement curieux que des plats d\u2019aspect si succulent, poss\u00e8dent des noms aussi r\u00e9barbatifs. Enfin le patron lui-m\u00eame vient nous trouver et nous traduit le menu. Le plat merveilleux n\u2019est autre qu\u2019un perdreau \u00e0 la choucroute. Nous en demandons un avec deux nouveaux halps. H\u00e9las la barre [soulign\u00e9] s\u00e9vit toujours et nous ne pouvons enlever cet estimable volatile comme il l\u2019eut m\u00e9rit\u00e9. C\u2019est d\u00e9solant.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (28 Aout 1898)\u00a0; \u00ab\u00a0 <span style=\"color: #008000;\"><em>Nous dinons \u00e9gay\u00e9 par certain convive aux gestes brusques et bizarres. Au dessert, on nous donne du fromage dess\u00e9ch\u00e9, sorte de fromage \u00e0 la cr\u00e8me.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (30 Mai 1899)\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>JERSEY\u00a0:\u00a0Le diner est servi\u00a0; je mange seul servi par une petite bonne aux cheveux filasse parfaitement tir\u00e9s qui \u00e0 chaque plat \u2013 et ils sont nombreux \u2013 me dit sans omettre une syllabe\u00a0: Quand Monsieur aura fini, il voudra bien sonner. Pas une fois elle n\u2019y manque et comme j\u2019essaie de la soulager en l\u2019arr\u00eatant d\u00e8s les premiers mots, elle attend tranquillement que j\u2019ai fini et continue ensuite. Comme je lui demande si le Chester est bon, elle me r\u00e9pond tout naturellement qu\u2019elle n\u2019en sait rien. O Candeur\u00a0! Je demande \u00e0 prendre le caf\u00e9 dehors et on m\u2019installe une table sur un balcon\u00a0<\/em><\/span>\u00bb\u00a0(8 Juin 1900)\u00a0; \u00ab<span style=\"color: #008000;\"><em>SAINT HELIER\u00a0:\u00a0Je dine \u2013 homard, rhubarbe, pudding au riz &amp; pintes \u2013 et pendant que je prends mon caf\u00e9 dehors\u2026<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (10 Juin 1900)\u00a0;<\/p>\n<div id=\"attachment_1881\" style=\"width: 360px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1881\" class=\"wp-image-1881\" src=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/2012-07-06-015-221x300.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"474\" srcset=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/2012-07-06-015-221x300.jpg 221w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/2012-07-06-015.jpg 756w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/2012-07-06-015-111x150.jpg 111w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/2012-07-06-015-400x542.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><p id=\"caption-attachment-1881\" class=\"wp-caption-text\">15 Juin 1900; La m\u00e8re Poulard<\/p><\/div>\n<p>\u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>J\u2019avoue cependant qu\u2019ils sont plus pratiques. La carte n\u2019annonce pas la fameuse omelette qui n\u2019est servie qu\u2019\u00e0 d\u00e9jeuner, mais un anglais plac\u00e9 \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s en r\u00e9clame et Madame Poulard m\u2019en offre par la m\u00eame occasion. Elle est exquise\u00a0! Cette h\u00f4tesse est charmante. Elle-m\u00eame, elle insiste \u00e0 certains plats d\u2019une fa\u00e7on toute gracieuse. Cependant l\u2019heure s\u2019avance et il me faut partir. A la cuisine o\u00f9 je vais payer, Madame Poulard veut \u00e0 tout de force que je goute un excellent gateau de sa fabrication.\u00a0 Me voila parti.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (15 Juin 1900)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>A diner, beaucoup et \u00e9norm\u00e9ment de plats. C\u2019est fort bon et malgr\u00e9 cela des voisins ne cessent pas de se plaindre. Quels idiots que ces provinciaux.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (21 Juin 1900)\u00a0\ud83d\ude09\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>THOUARS\u00a0:\u00a0Je rentre diner. Table d\u2019h\u00f4te assez remuante avec commis voyageurs dr\u00f4les\u2026Menu excellent, bonne cuisine.\u00a0\u00bb (23 Juin 1901)\u00a0; \u00ab\u00a0C\u2019est un vrai enchantement, un d\u00e9cor d\u2019op\u00e9ra comique. Arriv\u00e9s \u00e0 la mer nous nous arr\u00eatons dans un caf\u00e9 h\u00f4tel et nous y d\u00e9salt\u00e9rons. Je demande ensuite les prix et comme ils sont tr\u00e8s normaux nous d\u00e9cidons de rester dans ce s\u00e9jour d\u00e9lectable\u2026 Revenus \u00e0 l\u2019h\u00f4tel nous dinons dans une sorte de hangar devant la mer. C\u2019est charmant. C\u00e8pes \u00e0 la bordelaise qui me rappellent le midi. En fait cette r\u00e9gion a beaucoup de l\u2019Esterel.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (29 Juin 1901); \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>CHAMONIX\u00a0: O l\u2019odieux repas de cette table d\u2019h\u00f4te, assailli d\u2019une nu\u00e9e de larbins en habit, aux figures pouponnes, aux moustaches en croc, suisses ou allemands\u00a0! Et tous ces convives parmi lesquels on est parfois surpris de reconna\u00eetre un fran\u00e7ais\u00a0! Cela co\u00fbte 5 F sans le vin\u00a0! Vive le petit h\u00f4tel confortable et joyeux o\u00f9 l\u2019on peut mettre ses coudes sur la table et o\u00f9 on parle un langage peu correct parfois, mais fran\u00e7ais. Je paie, essaie de fumer une pipe dehors mais, gel\u00e9, je rentre me coucher. Jamais je n\u2019ai \u00e9t\u00e9 si mal log\u00e9\u00a0!<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (13 Ao\u00fbt 1902)\u00a0;\u00a0\u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Apr\u00e8s un maussade diner \u2013 seul \u00e0 une immense table d\u2019h\u00f4te \u2013 un peu \u00e9gay\u00e9 cependant par de charmantes \u00e9crevisses et une accorte servante\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (15 Ao\u00fbt 1902); \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Diner excellent, recherch\u00e9 m\u00eame que nous engloutissons Ribles &amp; moi devant les yeux effar\u00e9s d\u2019Auguste qui se demande o\u00f9 nous cachons tout cela. Et je ne puis m\u2019emp\u00eacher, en partant, de f\u00e9liciter notre h\u00f4te de la bonne ch\u00e8re qu\u2019il nous donne.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (12 Avril 1903)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>J\u2019entreprends ensuite l\u2019ascension de la ville pour d\u00e9nicher l\u2019H\u00f4tel Bozellec, o\u00f9 je descendis il y a 3 ans et qui se trouve tout en haut, pr\u00e8s de la gare. On y dine fort bien et la table d\u2019h\u00f4te est tr\u00e8s garnie.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (30 Mai 1903)\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>HUELGOAT\u00a0:\u00a0A table, ch\u00e8re exquise. Il y a certains \u0153ufs \u00e0 la cr\u00e8me et surtout des artichauts \u00e0 la proven\u00e7ale sans doute frits et assaisonn\u00e9s d\u2019ail, qui sont des merveilles. Le poulet m\u00eame, habituellement sec et racorni, est moelleux et cuit \u00e0 souhait.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (30 Juin 1903)\u00a0; \u00ab<span style=\"color: #008000;\"><em>A l\u2019h\u00f4tel, la patronne nous d\u00e9clare tout d\u2019abord qu\u2019elle n\u2019a rien \u00e0 nous donner, mais en insistant nous obtenons la confection d\u2019une raisonnable omelette qui forme le plat de r\u00e9sistance du repas. Elle est exquise et nous en f\u00e9licitons l\u2019h\u00f4tesse.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (2 Juillet 1903)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Tout ceci nous a doucement men\u00e9 \u00e0 8 H et nous dinons \u2013 mal. Certain poulet surtout, par sa duret\u00e9, eut pu \u00eatre avantageusement employ\u00e9 dans la confection du petit appareil qui sert d\u2019assise au Ch\u00e2teau. Sa mastication nous demande du temps et il est plus de 9 H \u00bd quand nous gagnons nos chambres, d\u2019un luxe &amp; d\u2019un confort plut\u00f4t sommaires.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (4 Juin 1904)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>BLOIS\u00a0: Alors, c\u2019est une course folle\u00a0; j\u2019ai mis ma montre sur la table et le gar\u00e7on styl\u00e9 apporte sans interruption les nombreux plats. Les dames rient tellement qu\u2019elles ne peuvent manger mais Fr\u00e9di et moi faisons honneur au repas, excellent d\u2019ailleurs. Du haut de leur comptoir, les caissi\u00e8res nous regardent effar\u00e9es, semblent se demander o\u00f9 passe tout ce que nous ingurgitons\u00a0.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (2 Avril 1905)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>L\u2019h\u00f4te m\u2019appelle pour diner. Le gigot est exquis, avec un petit go\u00fbt de fum\u00e9e qui n\u2019a rien de d\u00e9sagr\u00e9able. Quant \u00e0 l\u2019omelette aux confitures, j\u2019avoue conserver ma pr\u00e9dilection pour celle aux fines herbes.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (13 Ao\u00fbt 1905)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Je dine seul \u2013 assez mal \u2013 c\u2019est vendredi et ici le maigre est respect\u00e9 \u2013 et apr\u00e8s un coup d\u2019\u0153il \u00e0 la S\u00e8vres dont le murmure me berce, je bois une canette et vais me coucher.\u00a0\u00a0<\/em><\/span>\u00bb ( 12 juillet 1906)\u00bb.<\/p>\n<h4>DES RESTAURANTS OU DES BRASSERIES<\/h4>\n<p>\u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>La brasserie de Lorraine nous gave de viande froide, d\u2019\u00e9crevisses &amp; de bi\u00e8re puis nous prend quelques bocks dans un autre caf\u00e9 et regagnons la gare.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (29 Ao\u00fbt 1898)\u00a0; \u00ab<span style=\"color: #008000;\"><em>nous revenons \u00e0 Villers Cotterets. La nuit nous surprend et la route est justement en r\u00e9paration. Dans Villers, nous nous trompons d\u2019abord mais d\u00e9nichons enfin le restaurant de la gare o\u00f9 nous dinons.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (2 Octobre 1898)\u00a0;\u00a0\u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>RENNES\u00a0:\u00a0Je vais attendre l\u2019heure du train dans un caf\u00e9 \u00e0 orchestre en compagnie de petits jeunes gens absorbant du lait chaud! Oh! Cette vie de province, j\u2019en ai d\u00e9j\u00e0 plein le dos <\/em><\/span>\u00bb (22 Juin 1900)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Puis je me dirige vers l\u2019h\u00f4tel des 3 Marchands, d\u00e9pose ma bicyclette et vais prendre l\u2019ap\u00e9ritif Place Royale. Je dine \u00e0 la Brasserie Moderne et vais prendre ensuite un demi Place [Graslin\u00a0?] toute illumin\u00e9e. A 11 H au lit.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (14 Juillet 1906)\u00a0;<\/p>\n<div id=\"attachment_1887\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1887\" class=\"wp-image-1887\" src=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-07-300x297.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"396\" srcset=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-07-300x297.jpg 300w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-07-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-07-400x396.jpg 400w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/PL-07.jpg 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><p id=\"caption-attachment-1887\" class=\"wp-caption-text\">La Turballe: Un repas dans un bistrot local<\/p><\/div>\n<p>L\u2019habitude est prise des rendez-vous \u00e0 LA TURBALLE qui donnent des diners joyeux, arros\u00e9s et qui se prolongent tard = \u00ab <span style=\"color: #008000;\"><em>je vais devant commander \u00e0 diner dans un restaurant voisin\u2026 . Diner en compagnie de p\u00e9cheurs\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (25 Ao\u00fbt 1907)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>A 8 H \u00bd diner non moins sardanapalesque qui nous m\u00e8ne jusqu\u2019\u00e0 minuit. Le capitaine est l\u00e0, arriv\u00e9 depuis quelques jours, la [\u2026] haut, rajeuni, mais dormant comme devant au dessert et la f\u00eate est naturellement pleine de gaiet\u00e9.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (1\u00b0 Septembre 1907)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Puis ce sont des chants du pays, d\u2019autres rondes et il est 3 H \u00bd quand on s\u2019av\u00e8re d\u2019accompagner Mr Naud avec des lampions. Et bient\u00f4t l\u2019assembl\u00e9e crible de points rouges la nuit noire &amp; se dirige vers Brogard en chantant. Nous rencontrons de nombreux p\u00eacheurs qui se rendent \u00e0 leur bateau et arrivons \u00e0 la maison de Mr Naud qui est naturellement salu\u00e9e du chant \u00ab\u00a0Salut demeure chaste et pure\u00a0\u00bb. Lui rentr\u00e9, nous retournons chez Nicol et la f\u00eate se termine dans des flots de Montbazillac.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (11 Septembre 1907). D\u2019autres \u00e9bats distraient les diners\u00a0: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #008000;\"><em>Vers 7 H, enfin, Madame Geoffroy et ses deux filles nous re\u00e7oivent avec une affabilit\u00e9 exquise et le repas relev\u00e9 par la plus franche gaiet\u00e9 et certain petit vin de Juran\u00e7on, est charmant\u2026 Est-ce l\u2019air de Pau ou le Juran\u00e7on, ou ma m\u00e9moire qui me fait d\u00e9faut, mais je n\u2019ai conserv\u00e9 de cette soir\u00e9e qu\u2019un assez confus souvenir. Je me d\u00e9p\u00eache de dire que je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 le seul \u00e0 \u00e9prouver cette bizarre sensation. Nous quittons Mesdames Geoffroy vers 11 H, allons prendre un bock au grand caf\u00e9 et revenons nous coucher apr\u00e8s avoir pris rendez-vous pour 10 H le lendemain avec Perfort qui nous invite \u00e0 d\u00e9jeuner. Il est pr\u00e8s de 3 H du matin.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (1\u00b0 Juin 1894).<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LES CARNETS D\u2019ANDRE HENRI EVOQUENT SYSTEMATIQUEMENT BOISSONS ET REPAS. <\/p>\n<p id=\"caption-attachment-1754\" class=\"wp-caption-text\">Au bistrot: Bellanger, Boinet, Dagnac et Labouige<\/p>\n<p> 1\u00b0 \u00ab NOUS PRENONS L\u2019APERITIF \u00bb, \u00ab NOUS NOUS APERITIVONS \u00bb SONT DES EXPRESSIONS QUOTIDIENNES ET MEME MULTI QUOTIDIENNES !!! <\/p>\n<p>-L\u2019ABSINTHE est prise 33 fois : \u00ab Quelle absinthe nous buvons, mes Seigneurs ! \u00bb, \u00ab J\u2019absorbe [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":28,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1749","page","type-page","status-publish","hentry","odd"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1749","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1749"}],"version-history":[{"count":16,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1749\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1889,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1749\/revisions\/1889"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/28"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1749"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}