{"id":1942,"date":"2017-07-06T08:33:50","date_gmt":"2017-07-06T06:33:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.rv37.fr\/?page_id=1942"},"modified":"2017-07-06T08:33:50","modified_gmt":"2017-07-06T06:33:50","slug":"contrarietes-et-anicroches","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.rv37.fr\/?page_id=1942","title":{"rendered":"contrari\u00e9t\u00e9s et anicroches"},"content":{"rendered":"<div style=\"background-repeat: no-repeat;\"><p>Divers <span style=\"font-size: 14pt;\"><em><strong>enquiquinements<\/strong><\/em><\/span> g\u00eanent nos cyclistes dans leurs randonn\u00e9es dominicales et estivales.<\/p>\n<p><strong>Sur la route\u00a0<\/strong>: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>A 6 H 55, nous entrons dans Angers et mes d\u00e9buts dans cette ville ne sont pas heureux. Je m\u2019engueule \u00e9nergiquement avec un cocher qui ne veut pas prendre sa droite<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (17 Ao\u00fbt 1896)\u00a0: \u00ab<span style=\"color: #339966;\"><em>\u00a0C\u2019est le tour de Boinet d\u2019avoir mal aux pieds. Lui aussi doit s\u2019arr\u00eater et pratiquer l\u2019ovariotomie de son soulier\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (15 Ao\u00fbt 2896)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>A 2 Km d\u2019Oudon, dans une c\u00f4te, un attelage de b\u0153ufs s\u2019effraie de notre passage. Instinctivement, Auguste et moi qui marchions c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, nous retournons et par un faux mouvement nos machines se heurtent. Nous ne tombons pas mais nos machines en voient de cruelles. La mienne a la roue de derri\u00e8re voil\u00e9e, trois rayons cass\u00e9s, plusieurs fauss\u00e9s, le carter bossel\u00e9, la toile du bandage \u00e0 nu sur un espace plus long que la main. Celle d\u2019Auguste a la roue de devant voil\u00e9e, une p\u00e9dale et des rayons fauss\u00e9s. De plus son soulier est d\u00e9chir\u00e9. Je suis navr\u00e9. Adieu Bretagne\u00a0!\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (18 Ao\u00fbt 1896)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Par exemple, il nous faut franchir de multiples passage \u00e0 niveau, g\u00e9n\u00e9ralement ferm\u00e9s\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (20 Mai 1907)\u00a0; \u00ab <span style=\"color: #339966;\"><em>Comme nous revenons, \u00e0 la hauteur de Senlis\u00a0un cabriolet accroche notre imposant \u00e9quipage et, chose inattendue, d\u00e9molit l\u2019essieu de nos roues, alors qu\u2019il est tout \u00e0 fait indemne. Il nous faut revenir \u00e0 Dampierre \u00e0 pied\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (30 Mai 1909).<\/p>\n<p><strong>Dans un bistro, au restaurant, \u00e0 l\u2019h\u00f4tel\u00a0<\/strong>: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Je fait une photo de la salle, puis demande au cabaretier o\u00f9 je puis me livrer \u00e0 un autre genre de photographie. Dans la cour qu\u2019il m\u2019indique, je ne vois qu\u2019une petite cabane en planches, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de laquelle aucune lunette ou r\u00e9cipient quelconque ne s\u2019offre \u00e0 moi. Il n\u2019y a que le sol que je pollue \u00e0 regret \u2026<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (10 Avril 1898)\u00a0; \u00ab\u00a0 <span style=\"color: #339966;\"><em>Dans une d\u00e9pendance de l\u2019h\u00f4tel, nous entrons dans le taudis le plus \u00e9pouvantablement malpropre qui existe Je croyais avoir vu en Bretagne le superlatif de la salet\u00e9. Erreur\u00a0! La Maurienne d\u00e9tient ce record d\u2019une fa\u00e7on incontestable. Dans une pi\u00e8ce o\u00f9 on p\u00e9n\u00e8tre en descendant quelques marches, plut\u00f4t cave que salle, \u00e0 peine \u00e9clair\u00e9e par une \u00e9troite lucarne, au sol de terre battue, sont install\u00e9s trois lits \u2013 armoires semblables aux lits bretons comme disposition mais en bois mis\u00e9rable. A gauche quelques vaches sur un fumier sordide, puis une table couverte de choses innommables, le tout d\u2019une salet\u00e9 repoussante. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, une pi\u00e8ce servant de cuisine o\u00f9 grouillent quelques femmes \u00e0 l\u2019air idiot. Elles portent la coiffure de la Maurienne en sorte de tulle noire, tr\u00e8s pittoresque, Mais sale\u00a0! J\u2019obtiens que l\u2019une d\u2019elles apporte du pain et du vin\u00a0: le premier est noir et rassis, le second est imbuvable\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (6 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Un grand bruit. C\u2019est le lit de camp de M. Maxime qui s\u2019\u00e9croule \u2026 Un autre grand bruit\u00a0! Cette fois c\u2019est moi qui m\u2019aplatit sur le sol avec un brouhaha de ferraille. D\u00e9cidemment ces lits doivent \u00eatre truqu\u00e9s pour faciliter le r\u00e9veil des touristes. Il ne nous reste plus qu\u2019\u00e0 nous lever, ce que nous faisons\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (7 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>J\u2019ai eu le tort pour f\u00eater le jour des r\u00e9jouissances nationales de prendre du caf\u00e9 et je suis horriblement long \u00e0 m\u2019endormir. Vers minuit un voyageur rentre bruyamment dans la chambre voisine et se met \u00e0 siffler et chanter. Cela ne me g\u00e8ne nullement puisque je ne dors point, mais je n\u2019en proteste pas moins bruyamment. Il se tait et c\u2019est encore lui qui me r\u00e9veille \u00e0 6 H \u00bd quand le gar\u00e7on vient de cogner\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (15 Juillet 1906).<\/p>\n<p><strong>Aves les gens qu\u2019ils rencontrent\u00a0<\/strong>: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>A noter l\u2019affluence de mendiants dans ce pays [Pyr\u00e9n\u00e9es]. Il n\u2019y a que cela et \u00e0 la terrasse du caf\u00e9, c\u2019est un d\u00e9fil\u00e9 continuel de loqueteux. Aussi apr\u00e8s avoir donn\u00e9 quelques sous, nous les envoyons promener.<\/em><\/span> (9 Juin 1894)\u00a0; \u00ab\u00a0 <span style=\"color: #339966;\"><em>un vieillard veut \u00e0 toute force m\u2019\u00e9pousseter sous pr\u00e9texte d\u2019emp\u00eacher les mouches de me piquer. Un fou sans doute.<\/em> <\/span>(8 Juin 1895)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Il est minuit lorsque nous repartons avec Robert. Bien entendu, il ne faut pas songer aux trottoirs sillonn\u00e9s par un tas de gens suspects\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (23 Juin 1895)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>L\u00e9o me montre un voyageur de lingerie avec lequel il a pass\u00e9 la soir\u00e9e hier. Le brave homme a trouv\u00e9 un ballon dirigeable marchant magnifiquement \u2013 sur le papier \u2013 et a ras\u00e9 Labouige plusieurs heures durant en lui soumettant ses plans et ses projets.<\/em> <\/span>(3 Juillet 1897)\u00a0; Avignon \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Entre les tables circulent des gamins v\u00eatus de haillons munis d\u2019une boite en bois, qui se disputent la faveur de cirer vos chaussures.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (3 Juillet 1897)\u00a0; Marseille \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Malgr\u00e9 l\u2019heure matinale, beaucoup de filles sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 leur porte, qui, ouverte, permet de voir le lit tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, orn\u00e9 d\u2019un \u00e9norme \u00e9dredon recouvert d\u2019une gu\u00eapi\u00e8re. Toutes sont horribles et il faut qu\u2019un long je\u00fbne rende joliment les matelots qui forment la client\u00e8le.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (11 Juillet 1897)\u00a0; Vosges allemandes \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Prenant son courage \u00e0 deux mains, Vildi nous souffle h\u00e2tivement que nous sommes pris pour des espions allemands et fil\u00e9s par un officier en civil\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (20 Ao\u00fbt 1898)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Nous entrons ensuite Fr\u00e9di et moi dans la cath\u00e9drale. Jeanne reste \u00e0 la porte car un \u00e9criteau nous apprend que les femmes en tenue de cycliste ne peuvent entrer\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (1\u00b0 Juin 1899) et dans la m\u00eame veine \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>A Saint Pol de L\u00e9on, je visite la cath\u00e9drale, l\u2019\u00e9glise de Kreisker, toutes deux fort curieuses. Je note \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la premi\u00e8re un avis du cur\u00e9 interdisant l\u2019entr\u00e9e des femmes cyclistes, emp\u00eachant de photographier et enfin recommandant aux fid\u00e8les de ne parler, cracher ou chiquer et concluant \u00ab\u00a0C\u2019est ind\u00e9cent\u00a0\u00bb\u00a0!!!\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (22 Juin 1900)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Au Monument de la D\u00e9fense Nationale, d\u2019aimables gens, sans que j\u2019ai m\u00eame soup\u00e7onn\u00e9 leur pr\u00e9sence, me demandent si je veux qu\u2019ils me descendent de ma b\u00e9cane. Je n\u2019insiste pas et je file\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (21 Avril 1901)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>En wagon, un protestant fanatique fait part \u00e0 des amis de sa foi profonde. Il est d\u2019une na\u00efvet\u00e9 inou\u00efe, pr\u00e9tendant avec \u00e9nergie qu\u2019il est inutile de se soigner quand on est malade, qu\u2019il suffit de prier, et que si la gu\u00e9rison tarde, c\u2019est qu\u2019il y a un d\u00e9fi entre Dieu et Satan\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (30 Mars 1902)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Un domestique, mont\u00e9 \u00e0 cheval, nous croise et Auguste, m\u00e9fiant, y voit s\u00e9rieusement un espion charg\u00e9 de nous surveiller\u00a0: il parait que ce pays est tr\u00e8s \u00ab\u00a0chouan\u00a0\u00bb et que, lors des troubles congr\u00e9ganistes, deux malheureux cyclistes, pris pour des agents, furent \u00e0 moiti\u00e9 assomm\u00e9s\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (15 Juillet 1904)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>D\u00e9cidemment le bois de [Longchamp] est superbe, mais cette promenade ne me dit rien. Il y a trop de monde et surtout du monde mal \u00e9lev\u00e9. La charmante all\u00e9e des \u00e9rables est sillonn\u00e9e de brutes r\u00e9clamant la droite en hurlant et ayant l\u2019air d\u2019accomplir quelque tour de force parce qu\u2019ils vont un peu vite\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (14 Avril 1907)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>A Pont Henry, village illustre par un fort beau ch\u00e2teau Renaissance, Gaston s\u2019attire les remontrances du propri\u00e9taire parce qu\u2019il a d\u00e9pass\u00e9 la grille\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (13 Juillet 1909).<\/p>\n<p><strong>Avec les animaux\u00a0<\/strong>: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Un chien court apr\u00e8s moi, se met sous ma roue et je passe dessus sans manquer de tomber aux acclamations de toute la foule. Il s\u2019enfuit en hurlant\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (10 Septembre 1893)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>En quittant Itsatsou, un chien se pr\u00e9cipite sur Emile et re\u00e7oit un maitre coup de cravache qui le fait hurler de douleur. Cela ne l\u2019emp\u00eache de revenir sur nous, mena\u00e7ant malgr\u00e9 les cris de son maitre, un bucheron qui travaille tout pr\u00e8s. Il l\u2019attrape et \u00e0 grands coups de manche de pelle lui fait comprendre l\u2019indignit\u00e9 de sa conduite. Nous assistons \u00e0 ce r\u00e9jouissant spectacle avec un sensible plaisir. A Louhossoa, nous buvons une bouteille de vin blanc. Junior a appuy\u00e9 sa machine contre une voiture. Un des cochons qui d\u00e9ambulent sur la place la renverse et s\u2019attire ainsi moult coups de cravache\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (29 Mai 1894)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Nous arrivons \u00e0 Tardets, chef lieu de canton o\u00f9 les cochons r\u00e8gnent en souverains maitres dans les rues\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (30 Mai 1894)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Je descends et j\u2019aper\u00e7ois dans le sable une vip\u00e8re dormant profond\u00e9ment enroul\u00e9e sur elle-m\u00eame. Je saisis mon maquilla et lui sonne un r\u00e9veil \u00e9nergique qui ne parait pas \u00eatre de son go\u00fbt car elle se tortille avec furie. La vip\u00e8re morte, nous repartons. Un insecte a piqu\u00e9\u00a0\u2026.. \u00e0 l\u2019oreille. Je regarde et ne vois rien, mais Schaunard arm\u00e9 de son immense couteau catalan extirpe le dard de l\u2019insecte qui \u00e9tait rest\u00e9 dans la chair\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (3 Juin 1894)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>J\u2019assomme\u00a0 d\u2019un coup de maquilla un charmant l\u00e9zard qui grimpait le rocher avec une dext\u00e9rit\u00e9 incroyable. Je ne voulait que l\u2019arr\u00eater, mais le coup a \u00e9t\u00e9 trop fort. D\u00e9cidemment, j\u2019en ceux aux reptiles.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (5 Juin 1894)\u00a0; \u00ab\u00a0 <span style=\"color: #339966;\"><em>En traversant Capdeville, un chien excit\u00e9 par des enfants nous fait une chasse enrag\u00e9e. Un imb\u00e9cile en train de manger sa soupe devant sa maison trouve \u00e7a tr\u00e8s dr\u00f4le et rit comme une tourte. Nous descendons de machine, allons vers cet idiot que Schaunard furieux menace de gifler. Grande fureur du rustre qui pose son \u00e9cuelle, d\u00e9v\u00eat son gilet et invite Emile \u00e0 entrer dans sa maison pour se flanquer une peign\u00e9e. Bien entendu, Emile ne veut rien savoir. La femme du croquant essaie de le calmer mais re\u00e7oit une torgnole. Enfin nous gueulons si fort tous les deux qu\u2019un vieux du village arrive et concilie tout.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (6 Juin 1894)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>En descendant la c\u00f4te de Picardie, Boinet est renvers\u00e9 par un \u00e9norme dogue. Heureusement, il n\u2019a pas de mal et en est quitte pour son guidon fauss\u00e9\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (31 Mai 1896)\u00a0; tauromachie \u00e0 Nimes\u00a0: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>au 2\u00b0 coup de clairon, la boucherie commence. 3 picadors arm\u00e9s de lances \u00e0 cheval bard\u00e9 de cottes de maille ou des plaques de m\u00e9tal \u2026Le sang ruisselle, mais ce n\u2019est pas fini \u2026 le taureau, ivre de carnage, s\u2019acharne \u2026Il faut un cheval tu\u00e9 \u00e0 cette foule\u00a0: on lui donne \u2026C\u2019est maintenant le tour des banderilleros\u00a0: \u00e0 trois reprises, un homme enfonce dans le garrot du taureau, deux banderilles \u2026 Une derni\u00e8re sonnerie. C\u2019est la mort. La spada s\u2019avance vers la tribune d\u2019honneur et semble demander la permission de tuer le taureau. D\u2019un joli geste, il jette son chapeau, prand son \u00e9p\u00e9e et la muletta \u2026 et s\u2019en va vers le taureau qu\u2019il excite \u2026 D\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, la b\u00eate se pr\u00e9cipite sur la spada qui lui enfonce l\u2019\u00e9p\u00e9e dans le corps \u2026 Enfin elle s\u2019\u00e9croule dans le sang pendant que la foule tr\u00e9pigne et que l\u2019homme envoie de beaux saluts. Les fanatiques jettent leur chapeau \u2026 Puis les mules arrivent. On les att\u00e8le au taureau \u00e0 l\u2019aide de ses cornes et, apr\u00e8s le tour de l\u2019ar\u00e8ne, tout disparait \u2026 Nous en avons assez. Au grand \u00e9tonnement de nos voisins, nous partons et allons prendre un bon bock.<\/em> <\/span>(4 Juillet 1897)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Je suis assailli par un fort chien qui re\u00e7oit pour sa peine un maitre coup de pied\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (19 Juin 1900)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Dois-je dire qu\u2019apr\u00e8s avoir trouv\u00e9 dans la Charente inf\u00e9rieure des chiens idiots qui ont failli me boulotter maintes fois, je ne rencontre ici que de bonnes b\u00eates qui me regardent passer placidement \u2026 Il est \u00e0 remarquer que chiens et b\u00e9tail sont fort beaux. Les premiers surtout sont tous de race\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (26 Juin 1901)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Cette petite excursion est troubl\u00e9e par deux cochons qui s\u2019obstinent \u00e0 me suivre, pleins de mauvaises intentions \u00e0 mon \u00e9gard. Je dois faire provision de grosses pierres et, quand l\u2019un d\u2019eux rapproche ses distances, je lui ass\u00e8ne vigoureusement une ou deux. Cela fait \u00ab\u00a0boum\u00a0\u00bb. Le dr\u00f4le pousse un grognement, recule de quelques m\u00e8tres, mais, non d\u00e9courag\u00e9, continue \u00e0 me suivre.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (27 Juin 1903).<\/p>\n<p><strong>Les paysages souill\u00e9s\u00a0<\/strong>: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>On rattrape la route de Besons un peu avant le pont par un chemin de traverse rempli d\u2019immondices\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (2 Juillet 1895)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>L\u2019air est empest\u00e9 par les \u00e9quarisseurs, aussi fuyons-nous rapidement<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (5 Avril 1896)\u00a0; \u00ab\u00a0 <span style=\"color: #339966;\"><em>Sur la route nous remarquons, espac\u00e9s de 30 en 30 m\u00e8tres, des poteaux portant des \u00e9criteaux de zinc sur lesquels sont peintes des r\u00e9clames. C\u2019est ignoble et nous approuvons les paysans qui les ont crev\u00e9s \u00e0 coups de pioche Nous-m\u00eames \u00e9tions en train d\u2019y lancer des pierres.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (10 Avril 1898)\u00a0de la pub d\u00e9j\u00e0!<\/p>\n<div id=\"attachment_1944\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1944\" class=\"size-medium wp-image-1944\" src=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/pub-village-300x168.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"168\" srcset=\"http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/pub-village-300x168.jpg 300w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/pub-village-768x430.jpg 768w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/pub-village-150x84.jpg 150w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/pub-village-400x224.jpg 400w, http:\/\/www.rv37.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/pub-village.jpg 1012w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-1944\" class=\"wp-caption-text\">Une pub \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e d&#8217;un village<\/p><\/div>\n<p>; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Beauvais \u2026 la ville est esquint\u00e9e par le vandalisme des commer\u00e7ants qui couvrent leurs fa\u00e7ade d\u2019ignobles r\u00e9clames. La place Jeanne Hachette surtout en a perdu du caract\u00e8re.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (8 Avril 1901)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>A noter une inscription au minium que des imb\u00e9ciles ont r\u00e9ussi \u00e0 tracer sur l\u2019autre bord \u00e0 l\u2019aide de pinceaux.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb anc\u00eatre des \u00ab\u00a0tags\u00a0\u00bb\u00a0? (1\u00b0 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em> Il fait beau, et cependant ce fond de vall\u00e9e me parait plein de brumes \u2026 Une descente pr\u00e9c\u00e9dent Bozel [Alpes fran\u00e7aises] nous r\u00e9veille \u2026 Cependant la brume devient plus intense et je comprends bient\u00f4t la r\u00e9ponse \u2026 Une \u00e9norme usine de carbure de calcium, aux chemin\u00e9es ph\u00e9nom\u00e9nales, s\u2019\u00e9tale dans cette charmante vall\u00e9e, empoisonnant l\u2019atmosph\u00e8re, \u00e9tendant \u00e0 plusieurs kilom\u00e8tres, comme des tentacules, de hideux tuyaux noirs charg\u00e9s de capter une chute d\u2019eau. C\u2019est vraiment rageant et on se prend de col\u00e8re apr\u00e8s l\u2019administration qui a pu accorder l\u2019autorisation d\u2019\u00e9difier cette ignominie sans exiger que les tuyaux passent sous terre et que cette fum\u00e9e ne f\u00fbt absorb\u00e9e. Aussit\u00f4t l\u2019usine d\u00e9pass\u00e9e, le vent venant de l\u2019Est, l\u2019atmosph\u00e8re reprend sa souveraine puret\u00e9\u00a0: on respire\u00a0!\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (8 Ao\u00fbt 1902)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Le retour nous permet de remarquer les traces du dernier pardon qui avait lieu Dimanche. Les d\u00e9bris de victuailles voisinent avec des papiers gras et des restes de p\u00e9tards ou autres artifices. Il y a m\u00eame, h\u00e9las, des confettis\u00a0!\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (2 Juillet 1903)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Nous gagnons le Pont de Suresnes et, au-del\u00e0, tombons sur un cloaque dont nous ne sortirons que vers Garches. Les municipalit\u00e9s arrosent\u00a0!<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (29 Mai 1904)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Cabourg. Pourquoi faut-il qu\u2019elle soit d\u2019affiches \u00e9lectorales\u00a0!<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (12 Juillet 1908)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>D\u00e9part de la gare de Lyon pour Melun. Au passage nous remarquons toutes les ruines amoncel\u00e9es par l\u2019inondation. Que de mis\u00e8res elle a laiss\u00e9es\u00a0! Nous partons vers Moret en suivant la route longeant la rive droite de la Seine. L\u00e0 aussi l\u2019inondation a laiss\u00e9 les traces de ses ravages. En maints endroits la route a \u00e9t\u00e9 recouverte et se ressent de cette baignade prolong\u00e9e.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (26 Mars 1910)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Quel changement depuis les temps lointains o\u00f9 nous passions si souvent ici pour aller \u00e0 Cernay\u00a0! Ces r\u00e9clames gigantesques, ces baraquements o\u00f9 se cachent maints a\u00e9roplanes, ces autos qui soul\u00e8vent des nuages de poussi\u00e8re.\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (9 Octobre 1910).<\/p>\n<p><strong>Les rencontres avec la Mort<\/strong>\u00a0: \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Nous entendons tout \u00e0 coup une clameur et tout le monde se pr\u00e9cipite vers l\u2019Oise. Un bateau mont\u00e9 par 3 personnes, un homme, une femme et une fillette de 12 ans, vient de chavirer en voulant s\u2019accrocher \u00e0 un remorqueur. Tout le monde a mang\u00e9, impossible de les secourir. Heureusement un canot mont\u00e9 par deux hommes arrive \u00e0 force de rames. Au moment o\u00f9 il arrive sur la femme qui par un effort inou\u00ef \u2013 elle ne sait pas nager \u2013 a maintenu sa fille, toutes deux disparaissent. Heureusement, d\u2019un seul coup de gaffe, l\u2019homme les ram\u00e8ne, cramponn\u00e9es l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, \u00e0 moiti\u00e9 mortes \u2026 L\u2019homme, lui, terrass\u00e9 sans doute par la congestion, n\u2019a pas reparu.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (6 Juin 1897)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Une d\u00e9p\u00eache attend Auguste et une autre arrive aussit\u00f4t. H\u00e9las, elles annoncent \u00e0 ce pauvre ami un grand malheur. Sa malheureuse ni\u00e8ce Suzanne est morte dans la nuit apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9e [de l\u2019appendicite]. Ah\u00a0! Le dur moment\u00a0! Oblig\u00e9 de renfoncer ses larmes pour ne pas en spectacle aux gens qui l\u2019entourent [clients de l\u2019h\u00f4tel-restaurant], ne pouvant avaler, j\u2019ai piti\u00e9 de sa douleur et acc\u00e9l\u00e8re le plus possible le service. Il n\u2019est gu\u00e8re qu\u2019une heure quand nous partons. Dans la c\u00f4te qui suit la Roche-Bernard, Auguste est pris d\u2019une crise de larmes que l\u2019arriv\u00e9e de paysans arr\u00eate.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (5 Juillet 1903)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>sur la route, nous d\u00e9passons des femmes portant la grande coiffe de deuil, aux longs rubans flottants. Elles vont \u00e0 l\u2019enterrement d\u2019un enfant du pays, mort au r\u00e9giment\u00a0<\/em><\/span>\u00bb (14 Juillet 1903)\u00a0; \u00ab\u00a0<span style=\"color: #339966;\"><em>Le fils Chevillon nous apprend la mort de cette pauvre Jeanne, notre gaie compagne de jadis. Encore un lambeau de jeunesse qui s\u2019en va.<\/em><\/span>\u00a0\u00bb (11 Avril 1909).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Divers enquiquinements g\u00eanent nos cyclistes dans leurs randonn\u00e9es dominicales et estivales.<\/p>\n<p>Sur la route : \u00ab A 6 H 55, nous entrons dans Angers et mes d\u00e9buts dans cette ville ne sont pas heureux. Je m\u2019engueule \u00e9nergiquement avec un cocher qui ne veut pas prendre sa droite \u00bb (17 Ao\u00fbt 1896) : \u00ab C\u2019est le [&#8230;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":28,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1942","page","type-page","status-publish","hentry","odd"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1942","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1942"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1942\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1946,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1942\/revisions\/1946"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/28"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.rv37.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1942"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}